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Éponyme.

Éponyme. You_Hold_Me_Without_Touch_by_MultiCurious

J’avais disposé des coussins de velours, écrin mordoré dans cette alcôve subliminale. J’avais préparé l’instant, répété les gestes qui invitent et articulés les mots qui évitent le désarroi, sans voix, dans un bruissement d’Eternel Recommencement. Du déjà vu, où tout reste encore à découvrir, où la connivence des corps conduira à l’exacerbation des soirs d’étés, indubitablement. J’avais éparpillé ça et là quelques effluves de bergamote, pour la candeur et la naïveté de l’oppression amoureuse, elles dansaient en suspensions tels des grains de poussières électriques, virevoltantes autour des molécules du désirs qui apprivoisent l’envie et nous, pauvres humanisants, nous ne pouvons que nous prendre au jeu, comme à chaque fois que nos frissons réclament le rapprochement. J’avais allumé les flammes vacillantes et tamisées, celles qui font briller les yeux lorsqu’ils sont légèrement humides, dilatant les pupilles, étirant la verve des regards obliques quand tout est encore à se dire, mais que rien ne peut être confié, confiné dans l’espace restreint de deux êtres, qui savent qu’ils vont se toucher, mais qui attendent ce moment en le faisant durer encore et encore. C’est quand la tempête précède le calme, que les confins de mon esprit se mettent à bouillonner, l’instant d’avant est tellement précieux que le pendant en devient déjà consommé, et tandis que l’Impétuosité fera son office, la mescaline, elle, liquéfiera tout ce qu’il reste à aimer …

C’est empoudrée de sable qu’elle s’est offerte à mon aveuglement conquis, sa démarche ondulante égrenée des dunes par grand vent a accéléré mes connexions reptiliennes, quelques secousses de désirs imperceptibles venaient alimenter ce qu’il me restait de raison, et par là même, détruisaient les derniers remparts d’une forteresse en ruine. Elle s’est allongée le long des coussins, épousant son corps de femme comme le ferait la plus subtile des rosées lorsqu’elle tapisse la terre pas encore réveillée. Quelques métaux venaient tinter ses poignets, si finement dessinés qu’ils résonnaient à même son pouls, carillon de Précieux fuyant dont l’unisson se perdait en un bruit mat et sourd. Elle m’a juste regardé, souri peut être, je ne m’en souviens plus vraiment. Ce qui me reste d’elle n’est qu’une impression argentique surexposée, une sorte de halo de lumière aux tons trop lumineux que pour être retouché, subjugué par l’opacité qui émanait de ses nuits quand la promesse qu’elles se feront plus belles que vos jours, touche en plein fouet les orgasmes défroissés. C’était un de ces moments que les Dieux nous abandonnent, le Judas obturé par la connivence érotique et ils nous suffisait de jeter quelques pièces d’or sur le sol pour soudoyer les plus arides d’entre nous. Nous nous sommes enfin rapprochés, les joues chiffonnées de caresses, prélude, étreints de sorte à ce que plus aucune molécules d’air ne viennent séparer notre corps, interlude, et finalement amalgamés, lorsque le scintillement des étoiles se mariaient avec les Tremblements de nos bouches …

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A quoi rit us (et coutumes) ?

A quoi rit us (et coutumes) ? 55596ce753bf5192b6b672c6d29f4cb8

Trop de fois portés aux extrêmes, il m’a fallut me déchirer de la femme soleil, sinusoïdale aux harmoniques artificielles plus suggérées que jouées quand le clair obscur vous aveugle et que magnifiant les contrastes, vous parcourez votre semblant de vie en demi teinte. Quelques soient les cyan que vous aviez essayé d’y planter, il n’en ressortait que des magenta monochromes, délavés et goudronnés parmi les fleurs de bitumes, malfaisantes par leurs corolles aguichantes et suaves par leurs étamines dressées. Alors, pour l’hygiène de la raison ou pour l’aliénation de la continuité, je me suis déchiré de la femme soleil, rendu à l’évidence mis le bandeau ôté de l’exécution …

Je n’ai donc pas fait de liste, je me suis contenté de sourire à l’amertume, elle et moi nous étions compris, un après midi ensoleillé elle m’a ramené sur terre, un bref instant, trop bref que pour quitter les étoiles, mais néanmoins pas assez succinct que pour faire comme si rien n’avait été. La fleur de bitume s’était parée de capiteux, écoeurant les vibrations des alentours, enivrant les promesses qui ne seraient jamais tenues et distrayant la monotonie d’un phare lointain, semblant de guide quand vous ne touchez plus le sol. La femme soleil brillait de mille feux, jusqu’à ce que l’éclipse vienne obscurcir son aura, un bref instant, trop bref que pour s’en apitoyer, mais néanmoins pas assez succinct que pour faire comme si rien n’avait été. Il est touchant de voir le soleil pleurer, tout comme il est touchant de se rendre compte que ses larmes arrosent une autre fleur et vous, flottant parmi les fugitives éthérées, il ne vous reste que la mer pour avancer.

Je me suis paré de ces voilures transparentes, celles qui colorent le vent des émotions pourpres et violacées, celles qui attendent le moindre souffle que pour se gonfler d’estime quand l’écume crépite autour de vos poignets libérés, désormais. J’avais vernis ma peau pour mieux fendre l’océan des pourquoi et des regards tristes qui ne font que vous rappeler ce qu’ils appellent déchéance, alors qu’ils auraient très bien pu vous nommer renouveau, mais les humanisants sont ainsi faits, ils préfèrent s’ancrer aux balises de ce qu’ils n’ont jamais vécu plutôt que d’affronter les marées de ce qu’ils vivront un jour ! J’avais juste posé quelques gouttes de fragrances cuivrées pour l’appel au large, quitte à s’abîmer en mer autant le faire avec distinction et charisme. Et puis j’avais gardé cette particularité, bien à moi, rien qu’à moi, celle de fuir les états doux-amers, parce que l’amertume ne tue plus et la douceur ne fait que prolonger l’envie …

Il était dit que je voguerais, dans un océan d’huile ou bien dans un fleuve ruisselant de rides, empoussiérés par quelques escales sans fards, l’aridité porté au front comme la sécheresse de ces visages qui ne vous regardent pas. Pour une fois, je vais juste me laisser porter, sans calculs, sans l’exponentielle des sentiments, sans l’algorithme confiné du hasard. Juste me laisser balancer au gré de la houle, voguer toutes lumières éteintes, tourbillonner quelquefois quand mon coeur se remettra à battre la chamade ou m’envoiler au loin si je m’évade vers d’autres incontinents …

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Quand s’emportent …

Quand s'emportent ... 278_porte_ouverte

Le plus difficile n’étant pas d’ouvrir la porte, mais plutôt, d’affronter ce qu’il y a derrière …

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Cristalyde.

ils ont dû m'enchaîner comme on lie un arbre à un chien

Du cocon …

Stupeur ! Lorsqu’enfermé dans les méandres filandreux et cotonneux d’un espace aux fenêtres trop grandes, le coeur ralentit et la respiration se tarit. Le soleil part à la dérive, laissant à la fraîcheur la lourde responsabilité de vous transporter parmi l’aliénation du bien être. Il a fallu que je me déshabille, pour que je puisse devenir caresse de l’air, il a fallu que je m’allonge, pour que je puisse devenir léger et malgré tout, ils ont dû m’enchaîner comme on lie un arbre à un chien, pour ne pas que je m’envole, avaient ils trop peur de la liberté ?

Ils sont repartis au bal trop blanc des stéthoscopes, ils ont refermés ce qu’ils restait de fenêtres et chauffé le filament argentique, enveloppé de gaz et de verre. J’étais là, couché, avec cette métaphore juste au dessus de ma tête : la chaleur qui illumine, qui partage ses parcelles de voyances, mais qui au final reste cantonné dans un réceptacle dur et fragile à la fois. Pourtant, ils m’avaient touché, reniflé, pesé, soupesé, entendu et ré-entendu, vu, incompris, diagnostiqué, parlé, goûté et dégoûté. Je pensais qu’ils en avaient fini avec moi, qu’ils me rangeraient comme ces vieux jouets que l’on à chéri mais qui perdent leurs attraits, une fois que la pré-puberté s’envahit d’hormones et salit la peau.

Qu’importe, ils étaient partis et le silence fit son apparition, ovale dans cette pièce au plafond rectangulaire, délimitée par l’opacité des murs dégoulinant de douleurs. Qu’importe, c’était déjà ça de pris ! Un silence pesant, annonciateur des pourquoi qui n’induisent que d’autres pourquoi, mais un silence quand même ! C’est quand les bouches se taisent que l’on entend battre son coeur, Tic-Tac régulier de ce qui nous reste à vivre ou à rêver, cela dépend des flèches qui nous transpercent. J’ai fermé les yeux, aussi, pour protéger ma rétine de la traîtrise du réel, et puis tout à été très vite, un goût de pluie métallique venait étouffer ma bouche, une odeur de bergamote venait saturer mon odorat et mes membres, qui ne me portaient déjà plus se sont relâchés tel un filet de poussière qui se désagrège dans l’espace et qui devient impalpable, parce qu’il n’existe plus.

Le cocon pouvait se refermer sur moi, me digérer, me phagocyter, j’étais prêt … Je n’avais plus besoin … dire que … être …

… aux cendres.

Stupeur ! Le réveil fut abrupt, mais il a suffit qu’un seul mot pénètre l’espace filandreux et cotonneux pour que les fenêtres s’ouvrent enfin, que le coeur reprenne sa mélopée et que le souffle devienne haletant ! Je me suis d’abord assis sur le rebord de ma conscience, la tête basse pour rassembler mes esprits, mais ensuite, les épaules se sont faites assez forte que pour soutenir mon âme. Le soleil tournait tout autour de moi, révolution elliptique dont j’était l’épicentre, il m’envoyait ses rayons obliques de tendresses, messager intemporel, réchauffant la graine pour qu’elle devienne l’arbre, je me suis levé, étendu mes branches jusqu’à plus soif et maudit le chien qui était mort à travers mes racines. Je me suis dé-chêné, touchant le ciel de ma cime, effleurant les nuages de mes feuilles, majestueux de liberté et pourtant, parfaitement immobile !

Ils ont essayés de revenir avec leurs blouses grises et leurs ailes encore froissées des péchés non dissimulés, leurs stéthoscopes piqués de rouille et pendus vers le néant. Ils ont voulu éteindre la vérité, d’un simple claquement comme lorsque l’on referme la boîte à jouet tant désirée, mais trop de fois ouverte, le contenu y étant trop présent, et le présent trop contenu. Ils ont voulu m’atteindre en essayant d’éclater la bulle de verre, mais je leur faisait trop mal, répandant le gaz qui suffoquait leurs convictions et les anéantissait de lumière, mettant à nu leurs parts d’ombres meurtries par l’illusion des pourquoi. Ils ont voulu m’éteindre mais je les ai jaugés, confrontés, jugés, effrontés, décantés, affrontés, déjoués, simulés, écartelés et dé-calibrés. J’en avait fini avec eux, laissant leurs loques pantelantes et luisantes sécher et absorber le gras de leurs incompréhensions. Ils n’étaient devenus qu’une enveloppe vide, remplies de ces certitudes que l’on appelle vérité, juste parce qu’elle sont reprises en choeur par le plus grand nombre !

Qu’importe, ils étaient partis et la vie venait de faire son apparition, petit à petit, au rythme du Tic-Tac régulier, annonciateur de ces peut être qui induiront sûrement de belles aventures. Qu’importe le voyage, pourvu que l’horizon soit vaste et les sens féconds ! Par ma bouche qui apprendra à embras(s)er l’amertume des lèvres adverses, par mes yeux qui laisseront passer juste ce qu’il faut de lumière et qui sublimeront l’instant tacite du répit chancelant, par le goût et les odeurs qui permettront la découverte des saveurs salées du corps et les effluves opiacées du désir quand la frontière avec le besoin sera si ténue qu’elle en deviendra nécessaire, et puis, la sensation des doigts qui courent le long des perles serrées où l’important ne sera que le ressenti et le vécu des sillons qu’ils effleureront et qui trembleront par à coup. Tout cela sera, oubliant que les siècles d’esclavagismes ont étés ceux que je voulais apprivoiser.

Les cendres pouvaient me consumer, me réduire, m’enflammer, j’étais prêt … je n’avais plus besoin … de prédire que … j’allais être …

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